L’eau se tait

Presque au Nord, le crépuscule est en suspens. La forêt est sombre d’encre, d’un feuillage d’un noir profond, qui encadre le miroir sans tain, sans ride de la ramification enter-îles du Golfe de Botnie. L’eau même se tait, le vent lui-même se retient ; toutes les respirations ralentissent. La montre elle en perdrait sa course : il est en fait minuit et demi, un peu frais au thermomètre.

Au centre le miroir s’étale entre les arbres de l’Ouest et ceux de l’Est ; au centre, sa respiration est l’unique souffle avant que Luc appuie sur le bouton de l’obturateur : le trépied face au Nord se cale pour des minutes étirées de photons horizontaux.

La montre pourrait s’éclipser, le pouls demeure avec sa propre mélodie comme une musique de chambre sans mur.

(Åland, fin juillet 2017).

 

> Luc | Septentrion, l’aimant de la boussole | Lumières&sons, sur tout.

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