Feuilles graciles d’une eau courante

Vient l’idée à la pointe des papilles d’avoir cela, cela que soit un cours de dégustation, une séance comparative pour le plaisir d’un moment et pourquoi pas comme un cadeau présenté à soi-même. Le thé a un son, qui frétille d’eau et d’air dans des feuilles dehors et dedans quand le cadre est choisi.

Ce départ de thé blanc n’a pas d’équivalent dans le souvenir, qui se prolonge d’herbe merveilleuse ; le temps se prépare pour les mots -le maître de céans parle d’haikus- qui irriguent la tête et la main droite alors que le liquide à température d’équilibre diffuse dans les jambes, dans le ventre au centre de la respiration. Et le thé se mange aussi, il glisse entre les dents sur la dent, oh juste un brin ou deux douveteux ces bourgeons seuls pour ce grand thé blanc.

Mots et flots sont des résonances du thé ; l’on serait aussi exigeant pour le son (il n’est pas mauvais ici, mais le choix de la musique même pourrait être à la hauteur du breuvage). Longtemps après la première gorgée d’autres saveurs se révèlent encore, des fruits mélangés aux fleurs avec cette pointe de bourgeon dont le goût demeure.

Qui boit du thé peut mâcher des mots et réduire ses maux.

(Décembre 2010 – Avril 2011).

> Mots en thé.

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